Notre vocation

LA VIE CACHEE A NAZARETH

Méditation sur le sens profond de notre vocation

dans le Foyer de Charité

(P. Eberhard, Père du Foyer de 1957 à 1985).

 

JESUS, MARIE, JOSEPH ont mené, pour la première fois et pour toujours, la vie même de l'homme en Dieu. Ils étaient en état d'Incarnation. Tout l'homme dans Dieu tout entier : il est impossible aux hommes d'être davantage en Dieu.

Ils ont nécessairement un grand désir de revivre cette vie de NAZARETH au cours des âges. Pas comme des séparés. Mais comme un accueil à tous les hommes pour qu'ils puissent venir vivre leur vie de tous les jours en union profonde avec Eux. Les hommes, tout chargés d'amour divin et humain, repartiront dans leur vie quotidienne, qu'ils n'auront d'ailleurs jamais quittée intentionnellement, pour y vivre pleinement l'Incarnation de Jésus et sa Rédemption et sa Gloire, sous le regard du Père, en marche vers Lui, dans l'unité d'action du Saint-Esprit.

Un Foyer, c'est donc JESUS, MARIE, JOSEPH vivant personnellement et invisiblement Leur vie d'Amour dans les membres de Leur famille terrestre que nous voudrions être. [...] Notre première tâche sera donc la correspondance totale d'Amour, d'Abandon, d'Offrande, de Confiance, de Travail, de Silence, de Prière à cette merveilleuse volonté de JESUS et de MARIE sur nous.

La vie du Foyer, ce sont JESUS et MARIE vivant en nous et, par nous, Leur vie pour les autres.

Notre vie doit donc être, d'abord, d'une grande transparence d'Amour. Si lourde de travaux et de soucis qu'elle soit, il faut que les âmes y trouvent JESUS et MARIE toujours présents. Il faut donc que nous ayons une correspondance de cœur et d'âme avec Eux, un souvenir constant, une conversation permanente, un échange et une mise en commun de tous Leurs problèmes et de tous nos problèmes.

Le Silence nous y aidera. [...] Le silence du cœur par rapport aux choses qui n'ont pas d'intérêt. Mais un portement continu et permanent des vrais problèmes de ce monde. Un portement constant, joyeux et douloureux, de tous les problèmes d'Eglise, mais aussi des questions humaines contemporaines dont dépend le sort du monde.

Car nous avons pour tâche spéciale d'accueillir ceux que JESUS appelle dans la Maison de Son Cœur et qu'Il veut nous confier pour qu'ils puissent faire un bout de chemin avec nous et Lui (quelques jours pour la retraite, tous les jours dans la prière). Comme les disciples d'Emmaüs.

Ils doivent d'abord trouver notre Charité. Cette charité consiste en ce que nous les déchargions de leur fardeau humain et spirituel [dans la discrétion]. Nous sommes l'hôtelier et le bon Samaritain. Une vraie éponge qui suce et lave les fardeaux des hommes qui sont avec nous.

Ils doivent aussi trouver une Doctrine. Sa mise au point n'est pas le travail exclusif du Père. Il faut qu'il y ait une vraie mise en commun d'Amour filial envers le Père, d'Amour fraternel envers JESUS, d'Amour de cœur envers l'ESPRIT-SAINT.

Le signe distinctif d'une vocation affermie et rodée au Foyer doit être l'unité permanente et totale de la pensée, de l'inspiration, de l'échange, de la souffrance et de la joie, de la parole et du silence, avec JESUS et MARIE.

JESUS et MARIE étaient des quotidiens, des laïcs aux yeux de leur temps. Ainsi, nous aussi cherchons tout ce qui unit...

Le Travail nous fait [aussi] continuer la vie terrestre de JESUS et MARIE. On ne travaille pas pour s'occuper mais pour gagner sa vie.

La Prière de JESUS et de MARIE envers le Père et l'Esprit sera notre prière.

Nous participons en tout à l'état de vie de JESUS, MARIE et JOSEPH. Ils n'étaient ni moine, ni moniale. Ils étaient en plein « dedans ». Le centre sera donc notre unité avec JESUS dans Son Sacrifice et Son oraison. Messe et contemplation donneront forme à notre vie. L'oratoire, la chapelle, centre de la Maison, doivent nous attirer puissamment et nous inviter à replonger en JESUS, à renouveler en nous Ses idées-forces et les missions qu'Il veut nous confier, selon les besoins constants de Son Cœur déchiré et solitaire. La consolation de JESUS Crucifié doit nous amener à Le retrouver sans cesse.

 


Un pape nous parle de la vie à Nazareth : l'homélie de Paul VI dans la Basilique de l'Annonciation à Nazareth, le 5 Janvier 1964 : voir l'office des lectures du Dimanche après Noël, dans le Livre des Jours, ou au Dimanche 31 décembre 2006 sur le site http://www.levangileauquotidien.org/).